
Nutriments
La choline dégraisse
On sait depuis des décennies qu'une carence en choline rend le foie gras. La bonne nouvelle : un apport en choline dégraisse le foie et les muscles et améliore nettement l'action de l'insuline.

Nutriments
On sait depuis des décennies qu'une carence en choline rend le foie gras. La bonne nouvelle : un apport en choline dégraisse le foie et les muscles et améliore nettement l'action de l'insuline.
Parcours nos meilleures ventes. Nous trouverons quelque chose pour toi.
Voir les produitsLine items
On sait depuis de nombreuses décennies qu'une carence en choline rend le foie gras, et qu'à l'inverse une supplémentation en choline dégraisse le foie. Bon d'accord, ton médecin de famille ne le sait généralement pas. Mais peu importe. Toi en tout cas, tu n'auras pas de foie gras.
Il y a deux raisons principales pour lesquelles la choline maintient le foie sans graisse et en bonne santé :
La choline est en effet un composant essentiel de ces lipides membranaires. Conséquence : les graisses ne sortent plus du foie et s'y accumulent à la place. Car pour que les graisses puissent être transportées dans le sang, elles doivent être rendues hydrosolubles à l'aide d'une enveloppe phospholipidique. Et pour cela, il faut justement de la choline.
C'est le point suivant, en fait tout simple. Si nos mitochondries, c'est-à-dire l'endroit dans nos cellules où les graisses sont brûlées (les « centrales énergétiques de nos cellules »), ne reçoivent pas assez de choline, elles ne fonctionnent tout simplement pas correctement. Et le métabolisme des graisses dans le foie ne peut alors plus du tout fonctionner.
C'est d'ailleurs aussi une raison importante pour laquelle la dénutrition et le jeûne prolongé provoquent un foie gras. Le foie n'arrive plus du tout à se débarrasser des graisses, car la choline, en tant que nutriment qu'il faut apporter par l'alimentation, finit par manquer.
Quelque chose de similaire vaut pour le muscle. Certes, il ne peut pas exporter les graisses comme le foie, seulement les stocker ou les brûler. Mais la choline dégraisse aussi le muscle, ou plutôt l'aide à se dégraisser lui-même. Une des raisons, comme décrit plus haut, est que les mitochondries, présentes en abondance dans le muscle, ont besoin de choline pour pouvoir fonctionner normalement.
De plus, une carence en choline fait que les acides gras, par exemple, ne sont pas intégrés dans les membranes cellulaires mais s'accumulent sous forme de graisses ou de dérivés lipidiques dans les cellules musculaires. La choline pilote en outre des gènes qui stimulent la combustion des graisses dans les muscles et désactive en même temps des gènes qui freinent la formation de nouvelles graisses dans les muscles. Tout cela améliore le profil métabolique du muscle et... le dégraisse.
La graisse dans la musculature, c'est bête. Rappel : trop de graisse (non brûlée) dans le muscle rend résistant à l'insuline. Et cela, à terme, favorise l'apparition du syndrome métabolique. Qui veut rester métaboliquement sain a donc besoin de suffisamment de choline dans son alimentation. Cela a été confirmé récemment par la sympathique étude CODING de Terre-Neuve menée auprès de 2'400 adultes : les personnes ayant l'apport en choline le plus élevé avaient aussi la meilleure action de l'insuline, et inversement.
Les auteurs de cette étude expliquent également cette observation par le fait que la choline se transforme dans le corps en une substance appelée bétaïne, et pour cette étape de réaction, il faut d'ailleurs le cofacteur PQQ (présent dans notre Multi). On parle très rarement de la bétaïne, mais c'est elle aussi une petite rock star parmi les nutriments. Dans des études, la bétaïne améliore l'action de l'insuline dans le foie et le tissu adipeux, et freine de manière générale les inflammations, ce qui a à son tour une influence positive sur la santé métabolique.
N'est-ce pas passionnant ? Déjà Vince Gironda, dans « l'âge d'or du bodybuilding » le entraîneur de nombreuses stars du bodybuilding (dont Larry Scott, Frank Zane, Don Howorth, Lou Ferrigno et Arnold Schwarzenegger), recommandait la choline à ses protégés, car selon lui, en tant que nutriment dit lipotrope, elle mobilise la graisse dans le corps. Selon des recherches récentes, la choline a même une influence si bénéfique sur le métabolisme des graisses qu'elle peut apparemment inverser les troubles du métabolisme lipidique liés à la maladie d'Alzheimer.
D'ailleurs, savoir d'expert : la choline freine ainsi aussi la cétose. Car pour une cétose, il faut de la graisse dans le foie. Si tu prends donc beaucoup de choline et que tu as du mal à entrer en cétose... tu sais maintenant que c'est plutôt normal avec beaucoup de choline dans l'alimentation.
Pour finir, encore un mot sur ton apport : la choline a longtemps été considérée comme « nice to have », c'est-à-dire comme une substance non essentielle, que le corps peut de toute façon produire lui-même dans une certaine mesure. Grave erreur. Aujourd'hui, la choline est considérée comme un micronutriment essentiel, dont nous devrions consommer environ 500 mg par jour. Très peu d'entre nous y arrivent. Chez nous, ce sera plutôt de l'ordre de 200 à 350 mg par jour en moyenne.
Les œufs sont de loin la meilleure source de choline que nous ayons (environ 150 mg par œuf). Tous les produits animaux sont également de bonnes sources (50 à 100 mg pour 100 g), en premier lieu le foie (300 à 500 mg pour 100 g). Les végétaux contiennent en principe assez peu de choline (<30 mg de choline pour 100 g) ; la lécithine de soja et de tournesol en complément alimentaire, ou le germe de blé (150 mg pour 100 g), font ici figure d'exceptions.
Plus d'informations sur la choline aussi dans cet article de blog chez nous.