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Le récepteur 67LR : comment le thé vert agit dans ton corps
L'EGCG du thé vert agit via un récepteur spécial (67LR), un peu comme l'insuline, avec des effets impressionnants pour les muscles, le cœur et la prévention.

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L'EGCG du thé vert agit via un récepteur spécial (67LR), un peu comme l'insuline, avec des effets impressionnants pour les muscles, le cœur et la prévention.
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En 2015, une étude a observé, en direct pour ainsi dire, ce que l'EGCG (la molécule principale du thé vert) fait dans le muscle (chez des animaux de laboratoire). Bien sûr in vitro, c'est-à-dire pas dans l'organisme vivant. Et là, les chercheurs ont observé quelque chose d'intéressant : l'EGCG faisait disparaître Foxo1, une protéine, du noyau cellulaire.
Qu'est-ce qui rend ça particulier ? Eh bien, Foxo1 fait partie d'un système rythmique de la cellule : il quitte toujours le noyau lorsque l'insuline ou les hormones de croissance (par exemple l'IGF1) augmentent et agissent sur la cellule. L'insuline et l'IGF1 ont un effet anabolique, alors que Foxo1 a un effet catabolique. Ce dernier est important en période de jeûne, certes. Mais en principe, les cellules ont besoin de l'impulsion anabolique via l'insuline et l'IGF1.
Dans notre monde moderne, il arrive malheureusement souvent que beaucoup de gens deviennent résistants à l'insuline à cause d'un excès d'énergie. L'insuline et l'IGF1, qui agissent toutes deux via le récepteur de l'insuline, ne fonctionnent alors plus bien. Résultat : inflammations chroniques, artères abîmées, muscles qui fondent, os qui s'affaiblissent... et ainsi de suite. C'est pourquoi les chercheurs s'efforcent de trouver des substances (naturelles) capables d'inverser cela.
Et c'est ainsi qu'en 2015, des chercheurs ont pu observer que l'EGCG aussi évacue Foxo1 du noyau cellulaire, ce qui laisse penser que l'EGCG pourrait agir comme l'insuline et l'IGF1. Dans le même travail, ils ont cependant aussi prouvé que l'EGCG ne se lie justement pas au récepteur de l'insuline... mais à un autre récepteur. Oh ! Mystérieux.
Apparemment, les chercheurs ignoraient que ce récepteur mystérieux avait déjà été décrit en 2004. Car l'EGCG peut, aussi incroyable que cela paraisse, agir comme une hormone et activer spécifiquement des récepteurs dans le corps. Et ce récepteur s'appelle en abrégé 67LR, plus connu sous le nom de 67-kDa laminin receptor. Ce récepteur « hautement conservé sur le plan évolutif » est très ancien et se retrouve chez de très nombreux animaux. Il joue un rôle dans une multitude de processus biologiques.
Les Japonais en particulier semblent s'intéresser à l'étude de l'effet de l'EGCG via 67LR. Et ainsi, deux études japonaises issues du même laboratoire, respectivement de 2020 et 2022, livrent des résultats très, très intéressants. Les chercheurs décrivent que l'EGCG se lie à ce récepteur mystérieux, qui déclenche alors ce qui suit dans les cellules :
Akt1 est le point de jonction. Car le récepteur de l'insuline activé fait lui aussi activer Akt1, ce qui provoque à son tour la disparition de Foxo1 du noyau cellulaire. En 2020, une étude a confirmé exactement cela : l'EGCG agit effectivement via 67LR et donc via Akt1 dans le muscle, pour freiner la dégradation des protéines causée par les protéines activées par Foxo1. Sensationnel !
Outre le récepteur de l'insuline, activé par les deux hormones insuline et IGF1, il semble donc exister une troisième voie, puissante, pour désactiver les gènes cibles qui préservent les muscles. À savoir 67LR, activé par l'EGCG. Incroyable.
Mais ce n'est pas tout. 67LR, activé par l'EGCG, présente une multitude d'effets positifs :
Et c'est notamment pour cela que le thé vert, ainsi que le thé noir, obtiennent des résultats aussi positifs dans tant d'études. Ils agissent via l'EGCG, et donc via l'activité de 67LR, de manière tout simplement très puissante. C'est pourquoi chacun devrait de temps en temps boire une petite tasse de thé vert ou de thé noir, ou prendre un supplément d'EGCG. Ça fera du bien au corps.
Ah oui, encore une chose à bien retenir : ce récepteur 67LR serait, selon les auteurs, « fortement suractivé par l'acide rétinoïque » : ça sonne une cloche chez certains, non ? L'acide rétinoïque est lui aussi une hormone, produite dans le corps à partir de la vitamine A. C'est pourquoi la vitamine A et l'EGCG semblent agir en synergie. Bon à garder en tête.