
Nutrition
Encore de l'oméga 3...
Les acides gras oméga-3 connaissent une renaissance. De nouvelles études montrent leur effet sur la prise de muscle, la fonction immunitaire et la protection de la santé du cerveau.

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Les acides gras oméga-3 connaissent une renaissance. De nouvelles études montrent leur effet sur la prise de muscle, la fonction immunitaire et la protection de la santé du cerveau.
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On les croyait finis... et pourtant. En tout cas, les acides gras oméga-3, DHA & EPA, connaissent une petite renaissance.
Le monde scientifique voit actuellement ressurgir des résultats très positifs sur ces acides gras essentiels (= indispensables à la vie). Aujourd'hui, la situation s'est certainement un peu détendue, parce que l'information et l'accès à ces acides gras s'améliorent sans cesse et que certaines tendances alimentaires s'y sont installées: qui mangeait régulièrement des sushis il y a 10 ou 15 ans?
Quoi qu'il en soit, les nouvelles autour de l'oméga 3 sont très bonnes. Toute récente par exemple: on a montré que le muscle des patients atteints de BPCO répond à nouveau mieux aux protéines alimentaires lorsqu'on prend 2 ou 3,5 g d'oméga 3 par jour (source). Autrement dit: le muscle redevient plus anabolique. En cas de maladie, le corps devient généralement catabolique, c'est-à-dire qu'il dégrade les protéines corporelles, avec fonte musculaire et compagnie. Un cercle vicieux.
L'oméga 3 arrête ce cercle. Ensuite, le très réputé Institut Karolinska suédois a pu montrer, dans une étude menée sur des patients Covid dès le début de la pandémie (2020), que l'oméga 3 freine les réactions immunitaires excessives («tempête de cytokines»), inhibe la fameuse formation de microthrombus (par exemple dans les poumons), tout en renforçant en même temps la défense antivirale via la phagocytose et la signalisation IFN1 (source). Les oméga 3 font donc d'une pierre deux coups.
Et ce n'est pas fini. Vient tout juste de paraître une revue, une sorte de synthèse de l'état actuel de la recherche. Sujet: l'oméga 3 et la longévité. Certains indices suggèrent que les acides gras oméga-3 préservent les capuchons protecteurs de nos chromosomes, les fameux télomères. Le raccourcissement typique de l'âge de ces capuchons protecteurs est considéré comme un moteur de l'apparition des maladies chroniques. On voit à quel point l'action de l'oméga 3 est complexe à ce sujet sur une illustration correspondante dans l'étude.
Et effectivement, un autre travail sur l'oméga 3 vient d'arriver dans notre boîte de réception, signé William Harris, cofondateur du célèbre indice oméga-3. Les chercheurs ont fait quelque chose de passionnant: l'équipe a examiné le lien entre la concentration d'acides gras oméga-3 dans les globules rouges (indice oméga-3) et les marqueurs IRM et cognitifs du vieillissement cérébral, et cela déjà chez des sujets relativement jeunes. Les chercheurs ont aussi étudié l'effet de l'oméga 3 sur le cerveau de personnes génétiquement prédisposées, porteuses du fameux allèle APOE4 et donc à risque accru de démence, entre autres.
Voici un résumé des résultats:
On pourrait donc dire: peu d'oméga 3 dans le corps... est un facteur de risque en soi. D'ailleurs, ce n'est pas nouveau: William Harris, mentionné plus haut, l'a formulé exactement ainsi dans de nombreuses études.
Plus d'infos sur l'indice oméga-3 ici chez nous ou dans une interview intéressante avec ce même William Harris sur YouTube.
Et il semble que ce soit vrai: chaque fois qu'on mesure réellement, par exemple en déterminant l'indice oméga-3 des gens par prise de sang, on constate à quel point ces acides gras sont bénéfiques pour la santé.
À propos du cerveau. Ainsi, cette nouvelle étude a par exemple découvert «qu'une teneur plus élevée en DHA dans le corps est liée à une attention sélective et soutenue plus grande, ainsi qu'à une meilleure capacité d'inhibition.» Ça paraît compliqué? Traduit, ça veut dire que tu peux nettement mieux te concentrer quand tu as plus d'oméga 3 dans le corps. Un savoir essentiel pour les travailleurs intellectuels, par exemple les étudiants.
On ne peut que le répéter: le poisson figure au menu de l'être humain depuis des millénaires, lui qui, pendant toute sa période d'évolution, a préféré vivre le long des rivières, des lacs et des mers. Rappelons qu'il y a encore un siècle, le Rhin était considéré comme l'un des fleuves à saumon les plus importants d'Europe. L'oméga 3 est probablement, pour la plupart des gens qui ne savent rien de la nutrition, un chaînon manquant quand il s'agit de santé et de guérison.
Aujourd'hui, c'est relativement facile à cocher. Soit tu manges de temps en temps du poisson gras (recommandé, parce qu'il contient aussi de l'iode, du sélénium, de la taurine, etc., mot-clé brainfood). Soit tu apportes des acides gras oméga-3 via une huile de poisson de haute qualité (!) ou une huile d'algues. Cette dernière est l'option végane et sera disponible chez nous dans quelques semaines. Stay tuned.