Imagine : tu as sans cesse des bouffées de chaleur, tu n'arrives plus à avoir une pensée claire, tu es épuisée mais incapable de dormir. Ta tête cogne, tu prends continuellement de la masse grasse, et ton humeur ainsi que tes os sont aussi instables que la connexion internet dans les régions rurales. Pas très réjouissant, n'est-ce pas ?
Pour de nombreuses femmes en Suisse, c'est pourtant le quotidien qui accompagne le début de la ménopause avec une probabilité de plus de 75 %. Peut-être fais-tu toi aussi partie de ces femmes et t'es-tu reconnue dans les symptômes mentionnés ci-dessus.
À l'occasion de la Journée mondiale de la ménopause (18.10.), qui a eu lieu avant-hier, nous voulons traiter un sujet que vous nous avez souvent demandé et que vous attendez avec impatience. Cet article n'est d'ailleurs qu'un début : reste à l'affût ;)
Regardons donc de plus près ce qu'il en est de la ménopause et des symptômes qui l'accompagnent. Et ce n'est pas seulement intéressant pour les femmes de plus de 40 ans, car la prévention des symptômes de la ménopause commence souvent déjà dans la vingtaine !
Que se passe-t-il avec les hormones ?
Dès environ 35 ans, le taux de progestérone commence lentement à baisser, car l'ovulation fait de plus en plus souvent défaut. L'œstrogène reste quant à lui à un niveau normal, ce qui entraîne une dominance œstrogénique relative. Elle peut se manifester par exemple par une tension mammaire, une rétention d'eau, un cycle irrégulier ou de l'irritabilité.
Dans la périménopause, qui débute généralement dès 40 ans, le taux d'œstrogène baisse aussi lentement mais sûrement. Il ne le fait cependant pas en douceur et de façon continue, au grand dam des femmes concernées, mais plutôt selon des montagnes russes. C'est alors qu'apparaissent les troubles typiques de la ménopause comme les bouffées de chaleur, les maux de tête et les douleurs articulaires, les troubles du sommeil et de la concentration, les muqueuses sèches ou encore les troubles psychiques.
En raison du manque d'œstrogènes, la dépense énergétique diminue et le métabolisme des glucides se modifie défavorablement. Résultat : de nombreuses femmes développent maintenant le fameux « ventre de la ménopause ». Cette graisse abdominale ne dérange pas seulement de nombreuses femmes sur le plan esthétique, elle augmente aussi le risque de maladies cardiovasculaires et de déséquilibres métaboliques comme le diabète de type 2.
Après les dernières règles, qui surviennent en moyenne à 51 ans, les hormones se stabilisent à un niveau plus bas et les troubles typiques de la ménopause s'atténuent peu à peu. Dans la postménopause, le maintien de la masse osseuse et musculaire devient surtout important pour rester en forme et éviter les blessures.
Intéressant : la formation de la masse osseuse a d'ailleurs lieu principalement jusqu'à notre 30e anniversaire, après quoi nous ne pouvons plus que tenter de freiner la perte osseuse. Plus nous en avons donc construit jusque-là, plus longtemps nous pouvons en profiter.
Que puis-je faire contre les symptômes ?
Il n'existe malheureusement pas de réponse universelle à cette question. Chaque femme vit ce changement à sa manière, et en fin de compte, chacune doit découvrir elle-même ce qui fonctionne pour elle et ce qui ne fonctionne pas.
De manière générale, il convient de veiller à trois piliers, aussi pendant la ménopause :
Alimentation
Tu peux soutenir chaque phase de la ménopause par ton alimentation.
Si une dominance œstrogénique est présente en préménopause, une dégradation et une élimination suffisantes des œstrogènes par le foie et l'intestin sont importantes. Le foie adore les substances amères (par ex. pissenlit, radicchio, roquette, pamplemousse) et l'intestin apprécie beaucoup de fibres et de fibres végétales.
Si, en revanche, une carence en œstrogènes apparaît avec l'âge, on peut entre autres l'influencer via la modulation du microbiome intestinal, mot-clé : bêta-glucuronidase. Nous avons consacré un article à ce sujet sur notre blog. Les plantes contenant des substances aux propriétés hormonales, appelées phytoœstrogènes, comme par exemple les isoflavones du soja, les lignanes des graines de lin ou encore les flavonoïdes prénylés du houblon, peuvent aussi avoir un effet positif sur les symptômes.
Nutriments
Un apport de base (par exemple avec le Multi ou eduone®) en nutriments essentiels reste la base de ton bien-être, même pendant la ménopause. Au-delà de cela, tu as particulièrement besoin, pendant la ménopause :
- de calcium, de vitamine D et K pour le maintien de la densité osseuse
- de vitamines B pour soutenir le métabolisme et le système nerveux
- de vitamine A pour des muqueuses intactes, et
- d'oméga-3 pour un système cardiovasculaire sain
Pour ne citer que quelques-uns des nutriments les plus importants.
Mouvement et musculation
C'est surtout la musculation qui mérite une attention particulière pendant la ménopause. Elle permet en effet de préserver aussi bien la masse musculaire que la masse osseuse. Les deux se perdent malheureusement peu à peu avec la baisse des taux d'œstrogènes.
Par exemple, dès la ménopause, les femmes perdent en moyenne 0,5 % de leur masse maigre par an, tout en prenant 1,7 % de masse grasse en plus (1).
Les muscles et les os ont besoin d'un stimulus suffisamment fort pour ne pas se dégrader. Si des formes de mouvement populaires comme le yoga ou la marche sont excellentes pour réduire le stress, la mobilité et le système cardiovasculaire, elles ne peuvent pas créer un stimulus adéquat pour préserver muscles et os. Même les femmes plus âgées ne devraient donc en aucun cas hésiter à faire de la musculation avec des haltères ou des appareils !
À toi de jouer !
Nous espérons t'avoir donné aujourd'hui quelques conseils utiles et serions ravis de recevoir ton avis sur le sujet de la ménopause.
- Qu'est-ce qui t'aide le mieux contre les symptômes ?
- Quel produit pour la ménopause aimerais-tu que nous développions ?
N'hésite pas à partager tes expériences avec nous !
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Source
- Greendale GA, Sternfeld B, Huang M, Han W, Karvonen-Gutierrez C, Ruppert K, u. a. Changes in body composition and weight during the menopause transition. JCI Insight. 4(5):e124865.