Chacun a ses favoris dans différents domaines. Quand il s'agit de nourriture, ce sont pour moi (Chris) les œufs et le saumon sauvage. Sans eux deux, je ne peux pas vivre. Vraiment pas. Il doit y avoir quelque chose de magique là-dedans, quelque chose d'essentiel pour mon métabolisme que je ne couvre pas autrement.
Ce que je ne révèle évidemment pas : la phosphatidylcholine de l'œuf associée à l'iode, au sélénium, à la taurine et aux omégas à longue chaîne DHA/EPA et à l'acide arachidonique du saumon sont de vrais super-carburants pour le cerveau, du vrai brain-doping pour ainsi dire. Les cellules du cerveau en dansent la macarena. Sans blague, un poids lourd scientifique nommé Wurtman l'a confirmé de façon impressionnante par expérience.
Mais qui s'intéresse au cerveau ? Les lecteurs attentifs d'edubily savent bien sûr que la choline est essentielle pour des mitochondries qui fonctionnent et un métabolisme des graisses qui fonctionne, surtout dans le foie. Donc : depuis au moins 50, plutôt 70 ou 80 ans, on sait qu'une carence en choline provoque une stéatose hépatique. Un savoir apparemment secret, que manifestement personne ne connaît parmi ceux qui ont réellement une stéatose hépatique. La choline chasse les graisses hors du foie !
Cela a de nouveau été montré dans une jolie nouvelle étude. Les personnes qui consommaient peu de choline avaient un risque 22 fois plus élevé de stéatose hépatique ! Pour un faible taux de bétaïne (un dérivé de la choline) ou d'acide folique (important pour la synthèse de la choline), c'est similaire. Ce sont des chiffres incroyables quand on les regarde de plus près.
À l'inverse, attention : un apport élevé en choline et bétaïne via l'alimentation réduisait le risque de développer une stéatose hépatique de pas moins de 80 %. Le sujet est donc (presque) réglé.
D'accord, et de quelles quantités parle-t-on ?
- « Peu de choline » était défini comme moins de 400 mg par jour.
- « Peu d'acide folique » comme environ 530 mcg d'équivalents d'acide folique par jour.
Attention : comme ces valeurs se rapportent au poids (moyen), un homme de 100 kg peut calculer ici le bas de la fourchette de l'apport en choline à environ 600 mg, et le haut de la fourchette à d'incroyables 1000 mg (= 10 mg par kg de poids corporel).
Heureusement, on peut partir du principe que les valeurs sont ici légèrement surestimées, simplement parce que le design de l'étude ne permet pas autre chose. Il est réaliste de penser que nous avons besoin, pour rester en bonne santé, d'environ 500 mg de choline par jour. Cela devrait aussi prévenir la stéatose hépatique.
Les aliments riches en choline (mg pour 100 g d'aliment) sont par exemple :
- le foie de bœuf (418),
- le foie de poulet (290),
- les œufs (251),
- le germe de blé (152),
- le bacon (125),
- les graines de soja séchées (116)
- et la viande de porc (103).
Beaucoup de bétaïne se trouve dans les aliments suivants (mg pour 100 g) :
- le son de blé (1339),
- le germe de blé (1241),
- les épinards (645),
- les crevettes (218)
- le pain de blé (201).
Voilà pour ça. Maintenant, disons encore quelques mots sur l'autre sujet, à savoir le saumon sauvage :
À vrai dire, j'aime (Chris) le sockeye, aussi connu sous le nom de saumon rouge. Un saumon très précieux, connu pour sa couleur très rouge et son goût merveilleux. Il suffit de scanner le dos des emballages de saumon au supermarché, on y trouve généralement la désignation scientifique de l'animal pêché. Dans le cas du sockeye, c'est Oncorhynchus nerka.
Il existe une toute nouvelle analyse du saumon datant de 2020. Et devine quelle variété s'en sort (parmi) le mieux ? Exactement, le sockeye. Les chercheurs ont analysé pour cela les profils nutritionnels de saumon sauvage ou d'élevage, bio ou non bio, certifié ou non certifié. Le sockeye et le chinook (Oncorhynchus tshawytscha) issus de la pêche sauvage se sont révélés être les saumons les plus riches en nutriments, avec la teneur en oméga-3 la plus élevée.
Pourquoi ?
- La chair contient énormément de protéines.
- Elle présente la teneur en taurine la plus élevée (250 mg pour 100 g)
- Ce saumon a la meilleure qualité d'acides gras, avec beaucoup d'oméga 3 (2,6 g pour 100 g) et le meilleur rapport oméga-3/oméga-6 (bon).
En plus, les connaisseurs le savent : le saumon sockeye (saumon rouge) contient aussi des quantités notables d'astaxanthine, un puissant antioxydant à effet anti-inflammatoire, qui donne au saumon sa couleur rouge intense. Raison suffisante donc pour manger cet aliment miracle de temps en temps.
Ah oui : la bonne nouvelle, c'est que le saumon d'élevage (Salmo salar) convient aussi, et qu'il présente en plus les taux de mercure les plus bas.