
Compléments
Compléments alimentaires superflus
Les compléments alimentaires sans une alimentation saine n'ont pas de sens. Mais un mode de vie vraiment sain sans compléments alimentaires est souvent impossible, et voici pourquoi.

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Les compléments alimentaires sans une alimentation saine n'ont pas de sens. Mais un mode de vie vraiment sain sans compléments alimentaires est souvent impossible, et voici pourquoi.
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Une chose nous tient toujours à cœur : même si nous sommes fournisseurs de compléments alimentaires et que nous nous voyons comme des « lobbyistes » du mode de vie sain, les compléments alimentaires ont leurs limites.
Nous le disons clairement depuis toujours. C'est pourquoi tous nos articles parlent de mode de vie, d'alimentation saine, de biochimie appliquée. Nous parlons rarement des seuls avantages d'un complément.
Car les compléments alimentaires ne sont qu'une partie, parfois plus grande, parfois plus petite, d'un mode de vie sain.
Disons-le ainsi : les compléments alimentaires sans une alimentation saine n'ont pas de sens. Un mode de vie sain sans compléments alimentaires, c'est... impossible.
Chacun de nous a des déficits en micronutriments
Car chacun de nous a ses faiblesses. Même le meilleur plan alimentaire (qu'est-ce que ça veut dire, au juste ?), même un mode de vie apparemment super équilibré avec presque aucun stress (chez qui, exactement ?) et beaucoup de soleil (dans les régions du sud, par exemple...), ne peut pas nous couvrir de façon optimale.
À l'inverse, on sait bien ce qu'il en est :
Et ainsi de suite, nous l'avons déjà entendu mille fois et raconté mille fois.
En revanche, on parle rarement du fait qu'aucun de nous n'a une génétique parfaite :
De plus, on parle rarement du fait qu'un surplus pourrait aussi être utile. Nous pensons ici à l'un des biochimistes les plus célèbres au monde, Bruce Ames.
Il fut autrefois le toxicologue en chef des Américains (« test d'Ames »). À un moment, il s'est sans doute ennuyé, si bien qu'il est devenu plus tard nutritionniste et a créé la Triage Theory.
L'observation selon laquelle le corps se contente rapidement de peu de micronutriments quand il s'agit de survie pure et simple. Mais quand il s'agit de vivre le plus longtemps possible sans maladie, il en faut parfois nettement plus.
Il l'a démontré, par exemple avec la vitamine K : de petites quantités de vitamine K suffisent pour nous protéger d'une hémorragie. Mais il en faut nettement plus, au moins 2 à 3 fois plus, pour que la vitamine K soutienne aussi notre système immunitaire ou maintienne nos vaisseaux propres. Or c'est justement ce dont nous avons besoin sur le long terme.3
L'exemple du magnésium
D'où l'importance des micronutriments. L'un des meilleurs exemples est le magnésium. L'étude allemande Nationale Verzehrsstudie II a montré que 26 à 56 % de la population n'atteignent pas l'apport recommandé en magnésium.4 En Suisse aussi, le tableau est similaire.
Le plus triste, c'est que la plupart des gens associent encore le magnésium uniquement aux crampes musculaires. Les recherches les plus récentes, publiées dans des revues scientifiques reconnues, ne leur parviennent généralement pas.
Une de ces études a été publiée il y a environ deux ans.5 Les chercheurs ont pu montrer que nos cellules immunitaires les plus importantes, les lymphocytes T, ont besoin de magnésium pour qu'une protéine à la surface de la cellule fonctionne, celle qui permet au lymphocyte T de reconnaître les cellules cancéreuses ou infectées par un virus.
Les chercheurs ont constaté qu'« un apport adéquat en magnésium se traduit par une meilleure performance des lymphocytes T spécifiques aux agents pathogènes et aux tumeurs, une efficacité accrue des anticorps et une fonction améliorée des cellules CAR-T. »
Les cellules CAR-T, c'est l'immunothérapie moderne contre le cancer. Elle fonctionne mieux avec du magnésium, parce que les lymphocytes T de l'organisme fonctionnent mieux. Les chercheurs ont d'ailleurs constaté que les patients atteints de cancer qui consomment trop peu de magnésium s'en sortent moins bien et meurent plus rapidement.
Une étude similaire a été publiée il y a près de dix ans dans le respecté British Journal of Cancer.6 Les scientifiques y ont montré que pour chaque tranche de 100 mg en dessous du besoin quotidien, le risque de cancer du pancréas augmentait de 24 %. De grands chiffres.
Une prévention intelligente avec des compléments
Bien sûr, nous ne dirions jamais ici qu'une carence en magnésium cause le cancer ou qu'un complément de magnésium guérit le cancer. Ce serait malhonnête.
Nous n'avons pourtant tous qu'une seule vie. Et les données sur les micronutriments (voir plus haut) devraient nous encourager à prendre des décisions intelligentes qui nous aident à rester en bonne santé le plus longtemps possible.
Autrement dit : avec des compléments alimentaires. C'est la seule façon d'y arriver.
Recherches de Carsten Carlberg (« Vitamin D response index »)
https://genetisches-maximum.de/naehrstoffe/genetik-drei-wichtige-naehrstoffe-fuer-veganer/
Joyce McCann & Bruce N Ames (2009) : Vitamin K, an example of triage theory: is micronutrient inadequacy linked to diseases of aging?
Max Rubner-Institut : Nationale Verzehrsstudie II, des données similaires sont aussi disponibles pour la Suisse
Lötscher et al. (2022) : Magnesium sensing via LFA-1 regulates CD8+ T cell effector function
Dibaba et al. (2015) : Magnesium intake and incidence of pancreatic cancer: the VITamins and Lifestyle study