
Minéraux
Ton taux de magnésium est-il optimal ?
Le magnésium joue un rôle clé non seulement dans la production d'énergie, mais aussi dans la défense immunitaire. Qui sait si ton taux de magnésium est vraiment optimal ?

Minéraux
Le magnésium joue un rôle clé non seulement dans la production d'énergie, mais aussi dans la défense immunitaire. Qui sait si ton taux de magnésium est vraiment optimal ?
Parcours nos meilleures ventes. Nous trouverons quelque chose pour toi.
Voir les produitsLine items
Le magnésium est un minéral sous-estimé. Ça tient sûrement aussi au « marketing » : dès qu'on pense au magnésium, on pense à la prévention des crampes aux mollets. Sauf que la plupart des gens ne savent même pas comment cette prévention des crampes musculaires fonctionne grâce au magnésium. Beaucoup pensent que le magnésium, en tant qu'antagoniste naturel du calcium, réduit le tonus musculaire. C'est vrai en principe.
Mais le magnésium joue aussi un rôle déterminant dans le métabolisme énergétique : sans magnésium, la cellule ne peut ni synthétiser ni stabiliser l'« énergie » (ATP). En effet, le magnésium se complexe à l'ATP et le transforme ainsi en sa forme utilisable. De plus, une multitude d'enzymes du métabolisme énergétique ne peuvent fonctionner qu'avec du magnésium. C'est pour ça que le magnésium est régulièrement associé aux troubles du métabolisme des glucides, au diabète et à la résistance à l'insuline. (Source)
Et c'est exactement ça qui diminue la tendance du muscle à se crisper. On connaît ça avec la rigidité cadavérique : quand la production d'énergie s'arrête dans les cellules, le corps se raidit. Ça peut nous arriver sous forme de myogéloses (durcissements musculaires localisés) ; dans le dos, ça peut être très douloureux, ou encore sous forme de tendance aux crampes de la musculature squelettique.
Mais ce n'est pas vraiment le sujet ici. Car étant donné que le magnésium intervient dans plus de 500 réactions enzymatiques, on pourrait écrire un livre entier rien que sur ce minéral et son importance pour nous. Ce qui est d'actualité en ce moment, dans cette fin d'automne froide et humide, c'est plutôt la prévention des infections. Ça pourrait devenir important pour nous et pour celles et ceux qui ne veulent pas de séquelles à long terme d'une infection... tu vois de laquelle on parle.
Avant tout, il faut peut-être savoir que selon la Nationale Verzehrsstudie II (une enquête de référence pour toute la zone germanophone), environ un tiers de la population n'atteint pas l'apport journalier recommandé en magnésium. En Suisse, le tableau est similaire : l'enquête nationale sur l'alimentation menuCH de l'OSAV confirme qu'une part importante de la population suisse ne satisfait pas aux recommandations DACH pour le magnésium. Par ailleurs, on ne trouve tout simplement aucune étude récente où les taux actuels de magnésium ont réellement été mesurés. En Allemagne, une étude a été menée il y a 20 ans par l'université de Hohenheim auprès de 16'000 participant·e·s. (Source) Les auteurs avaient fixé le seuil sérique à 0,76 mmol/L.
Choisirait-on un tel seuil aujourd'hui ? Ça dépend un peu. La recherche montre clairement qu'un taux sérique de magnésium optimal se situe autour de 0,85 mmol/L. (Source) Il faut garder à l'esprit que le taux sérique de magnésium est une sorte de jauge de réservoir qui réagit avec retard, puisque seulement 1 % du magnésium corporel se trouve à l'extérieur des cellules, donc par exemple aussi dans le sang. Le reste se trouve dans les tissus.
Donc si quelqu'un se balade avec une valeur de 0,75 mmol/L, on peut supposer qu'au niveau cellulaire, il y a déjà pas mal de marge de progression. À l'inverse, un taux confortable de 0,85 mmol/L indique que les tissus sont peu à peu bien remplis de magnésium. Pour celles et ceux qui veulent une mesure très précise, on peut évidemment aussi mesurer dans le sang total, ce qui est un peu plus fin.
Mais revenons au sujet : le magnésium et les infections. Un domaine sous-étudié. Apparemment, même les chercheurs ont longtemps cru que le magnésium ne servait qu'aux crampes aux mollets après le jogging. Une équipe de recherche a récemment osé y regarder de plus près et a justement découvert qu'un certain récepteur présent sur les lymphocytes T (ces cellules immunitaires qui détruisent les cellules infectées par des virus et les cellules tumorales) dépend du magnésium pour fonctionner. (Source)
Avec des conséquences importantes : « Un taux de magnésium suffisant, détecté via LFA-1, conduit à une performance supérieure des lymphocytes T spécifiques des pathogènes et des tumeurs. » Et en conséquence, « de faibles taux sériques de magnésium seraient associés à de moins bons résultats en immunothérapie du cancer ». Eh oui ! Car l'immunothérapie du cancer utilise justement les propres cellules immunitaires du corps pour vaincre le cancer. Mais ce n'est pas tout.
Il y a environ 10 ans, une expérience élégante a montré que les personnes présentant, pour des raisons génétiques, des taux de magnésium bas dans leurs cellules, et donc aussi dans leurs cellules immunitaires, manquent d'une certaine protéine sur les lymphocytes T cytotoxiques et les cellules tueuses naturelles (NK), protéine grâce à laquelle ces cellules immunitaires peuvent par exemple reconnaître les cellules vieillissantes, malades ou infectées par un virus. Ces personnes seraient par exemple nettement plus sensibles à l'EBV et aux lymphomes : une supplémentation en magnésium chez ces personnes augmente le taux cellulaire de magnésium et rétablit en grande partie la fonction des cellules immunitaires. Sensationnel, non ?
Cette étude a d'ailleurs été publiée dans la revue scientifique de renom Science. Donc... on peut quand même prendre ces résultats un peu au sérieux. Mais ce n'est toujours pas tout. Des chercheurs ont découvert dans une autre étude, également publiée dans une revue de renom (le Journal of Experimental Medicine), que le récepteur des lymphocytes T, qui reconnaît les antigènes, par exemple ceux des virus, a besoin de magnésium pour transmettre son signal dans les cellules immunitaires.
Les animaux exposés à une carence en magnésium dans cette expérience tombaient beaucoup plus gravement malades de la grippe A et présentaient une réponse des lymphocytes T bien plus faible. Autrement dit, sans magnésium, les lymphocytes T fonctionnent visiblement bien moins bien. « Le magnésium régule ainsi directement le centre actif de kinases spécifiques lors des réponses des lymphocytes T, et le maintien d'une concentration sérique élevée de magnésium est important pour l'immunité antivirale chez des animaux par ailleurs en bonne santé. »
Alors... que dire de plus, sinon : ton taux de magnésium est-il suffisamment élevé ?